Tour de Diane, Château
Pascal Convert
"Vole, cheval à la blanche crinière"
Publié le 30/01/2026
L’œuvre de Pascal Convert révèle ce qui demeure lorsque les objets, les lieux ou les êtres semblent avoir disparu. Entre mémoire, absence et survivance, son travail explore la trace comme forme active de présence.
L’œuvre qu’il présente s’inscrit dans cette continuité : celle d’une pratique qui interroge ce que le temps efface, mais qui soudain le rend visible, sensible et partageable.
REPÈRES BIOGRAPHIQUES
Pascal CONVERT
FRANCE

Pascal Convert, né en 1957, vit et travaille à Biarritz et en Béarn. Plasticien, écrivain et réalisateur, il s’attache avant tout à une archéologie de la mémoire.
Par l’usage et le questionnement des archives, par le recours récurrent au processus de l’empreinte, par la force de présence de la sculpture, médium central de son travail, il s’agit toujours pour lui d’invoquer puissamment le réel, d’engager de multiples façons le jeu tragique entre présence et absence, entre disparition et force de réalité immédiate donnée aux êtres convoqués devant nous par ses œuvres.
Depuis une dizaine d’années, les propositions marquantes se succèdent : citons notamment, en 2022, pour le Voyage à Nantes, une installation pérenne dans le cimetière Miséricorde fait émerger des cervidés de verre de la végétation entre les tombes — une douce ouverture à l’ailleurs (Miroirs des temps, bas-reliefs sur verre moiré).
Et c’est une caractéristique du verre, son matériau de prédilection, que de saisir ensemble le corps et l’esprit, de créer une absence tangible, de fasciner par le charme sensible et d’affirmer la destruction, celle qui a eu lieu ou celle qui est toujours possible avec cette fragile matière. Tel est le propos des œuvres peut-être les plus connues de Pascal Convert, reposant sur ce qu’il appelle la cristallisation : le Christ cristallisé (2014) de l’église Saint-Eustache à Paris, ainsi la grande Bibliothèque cristallisée (2016) de Chaumont-sur-Loire.